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Perspectives régionales : Des rythmes de croissance territoriaux distincts en 2021

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Parmi les régions qui présentent un niveau de récupération comparable à la moyenne nationale, on relève Casablanca-Settat. La valeur ajoutée de la métropole devrait dépasser celle de 2019, soit 2,7%.

Le retour progressif à la normale de l’activité économique et le regain de confiance des opérateurs, conjugués à une année agricole exceptionnelle, vont profiter à l’ensemble des régions. Toutefois, les prévisions annoncent des rythmes de croissance territoriaux inégaux. C’est ce que constate la Direction des études et prévisions financières (DEPF) dans son rapport économique et financier accompagnant le projet de loi de Finances 2022. «Les perspectives de croissance des régions restent en effet tributaires du degré de diversification du tissu productif local, de son insertion dans les chaînes de valeur mondiales ou encore du niveau de dépendance de chaque région des secteurs qui tardent à se relever des effets de la crise, notamment le tourisme et le transport», lit-on du document. La DEPF a mis en relief dans son analyse les régions qui présentent une récupération significative du niveau d’activité économique d’avant-crise.

De fortes perspectives de reprise pour Draâ-Tafilalet

La région de Drâa-Tafilalet arrive en tête des territoires qui affichent de fortes perspectives de reprise en 2021. La DEPF relève dans ce sens un taux de récupération dépassant les 6,4% (niveau de 2019 ). La reprise au niveau de ce territoire est portée essentiellement par le secteur de l’immobilier, la location ainsi que les services rendus aux entreprises à concurrence de 2,7%, soit 742 millions de dirhams d’un total de 1,74 milliard de dirhams. Les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’action sociale présenteraient un taux de récupération de 2%, suivis de l’administration publique et sécurité sociale (1,9%) et l’agriculture, forêt et pêche (0,4%). La région de Rabat-Salé-Kénitra arrive en deuxième position. La récupération prévue à ce niveau est de 5% de la valeur ajoutée. Elle est tirée à hauteur de 1,9% par le secteur immobilier, la location et services rendus aux entreprises ainsi que de 1,7% par l’administration publique et sécurité sociale. La contribution de l’agriculture, forêt et pêche devrait s’élever à 1,1%. Laâyoune-Sakia El Hamra clôturera l’année avec un niveau de valeur ajoutée supérieur de 4,9% par rapport à 2019. Une reprise soutenue par la performance des secteurs de l’administration publique et sécurité sociale (2,3%), l’éducation, santé et action sociale (1,3%) et de l’immobilier, location et services rendus aux entreprises (1,1%). Guelmim-Oued Noun suit la même tendance. La région devrait gagner 4,7 points additionnels à sa valeur ajoutée de 2019. Se référant à la DEPF ce gain est tiré principalement par les secteurs de l’administration publique et sécurité sociale (3,5%) et de l’éducation, santé et action sociale (1,4%).

Une dynamique comparable à la moyenne nationale

Parmi les régions qui présentent un niveau de récupération comparable à la moyenne nationale, on relève Casablanca-Settat. La valeur ajoutée de la métropole devrait dépasser celle de 2019, soit 2,7%. «Ce résultat serait attribué en premier lieu aux secteurs des industries alimentaires et tabac à concurrence de 2,4%, au secteur de l’administration publique et sécurité sociale (1%) et à l’immobilier, location et services rendus aux entreprises (0,08%)», relève-t-on de la DEPF. Et d’ajouter que «la dynamique des activités de la région serait ralentie sous l’effet des secteurs qui peinent à retrouver leur niveau d’avant-crise». La DEPF indique dans ce sens que le repli de la valeur ajoutée sectorielle de la région serait enregistré par les industries mécaniques, métallurgiques et électriques (-1,5%) et du transport (1%). La région de l’Oriental afficherait pour sa part une récupération de l’ordre de 2,7%, relativement comparable au niveau national (1,7%). Une cadence tirée par l’administration publique et sécurité sociale (1,9%), de l’éducation, santé et action sociale (1,2%) et l’immobilier, location et services rendus aux entreprises (1%). Dans ce bloc on retrouve également la région de Fès-Meknès dont les prévisions de reprise anticipent une récupération qui dépasserait la valeur ajoutée observée en 2019 (2,1%), l’administration publique et sécurité sociale ressort parmi les premiers secteurs contributeurs à cette dynamique (1,3%), suivie de l’éducation, la santé et l’action sociale (1,1%). Toutefois, les hôtels, restaurants et transports contribueraient négativement à cette reprise avec des taux respectifs de l’ordre de -1,2% et -0,9%. Béni Mellal-Khénifra figure également parmi les régions dont la récupération ressort comparable à la moyenne nationale. Elle devrait afficher une reprise de 1% au moment où Dakhla-Oued Ed Dahab s’accroîtrait en 2021 de 0,6%.

Trois régions peinent à renouer avec la croissance

Tanger-Tétouan-Al Hoceima continuerait, pour sa part, de subir les effets négatifs de la crise sanitaire. Elle afficherait ainsi une récupération partielle du niveau post-crise. Se référant à la DEPF, la région afficherait une perte de 2,3% de sa valeur ajoutée par rapport à 2019. Un repli tiré par le secteur des industries mécaniques, métallurgiques et électriques (-2%), les hôtels et restaurants (-1,8%), le commerce (-1,1%) et le transport (-0,8%). En revanche, les secteurs de l’administration publique et sécurité sociale et de l’éducation, santé et action sociale contribueraient à l’atténuation de la baisse avec respectivement +1,1% et +0,8%. La région de Marrakech-Safi subirait le même sort avec une contraction de 2,1% de sa valeur ajoutée par rapport à 2019. La DEPF explique ce fléchissement par la surreprésentation des hôtels et restaurants dans la région. Ce secteur contribuerait ainsi à la baisse de la valeur ajoutée à hauteur de -5,6% contre -0,9% pour le transport et -0,5% pour le commerce. Par ailleurs, la valeur ajoutée de la région de Souss-Massa se situerait à un niveau inférieur de 1,9% par rapport à 2019. Un repli attribué au secteur des hôtels et restaurants à hauteur de 4,1% contre -0,8% pour le transport et -0,6% pour le commerce.


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