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Crise de logement : la Grèce veut limiter l’octroi du ‘Visa doré’

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Le montant de l’investissement requis pour bénéficier de ce programme, lancé en 2014 pendant la crise grecque alors que les prix de l’immobilier chutaient et que la construction était en plein marasme, passe ainsi de 250.000 à 800.000 euros, selon les modifications présentées par le ministère des Finances, le 22 mars.

Dans les zones prisées telles que l’Attique (la région autour d’Athènes), Thessalonique, Mykonos, Santorin et les îles ayant une population supérieure à 3.100 habitants, ce montant passe à 800.000 euros, tandis que dans d’autres régions, il sera d’au moins 400.000 euros.

« Nous adoptons des mesures équilibrées concernant le programme du visa doré, qui prennent en compte les besoins en logement des ménages, sans oublier la nécessité d’attirer des investissements dans le pays », a déclaré le ministre des Finances Kostis Hatzidakis.

« Ces mesures font partie de la politique du logement du gouvernement qui vise, en coopération avec le secteur privé, à garantir un logement abordable et de qualité à tous les citoyens, tout en tenant compte de la nécessité de poursuivre les investissements dans des conditions plus équilibrées », a-t-il ajouté.

Selon les données de la Banque de Grèce, les loyers ont flambé de 20% depuis que le pays est officiellement sorti, en 2018, d’une décennie de crise économique, réduisant le pouvoir d’achat des ménages.

Les investisseurs doivent désormais acquérir une propriété d’au moins 120 m², tandis que pour les bâtiments à usage industriel convertis en habitations, le montant minimum d’investissement requis est de 250.000 euros, comme pour l’investissement dans un bâtiment historique.

Le ministère a également mis en place des mesures incitant à la conversion des bâtiments en habitations, à la protection des bâtiments historiques et à l’interdiction de mettre en location de courte durée les propriétés acquises grâce au « visa doré ».

Selon les données du ministère des Migrations, ce programme a fait l’objet d’une demande record en 2023 avec 10.214 demandes d’acquisition ou de renouvellement. Et 5.701 visas ont été accordés l’an dernier, pour un investissement global d’un milliard d’euros.

D’autres pays du sud de l’Europe frappés par la crise, Chypre, l’Espagne ou le Portugal, ont eu recours à des programmes similaires pour attirer les investissements.


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