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Bourse connectée – Aujourd’hui le Maroc

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La nouvelle économie commence à faire son entrée en Bourse. Si pendant longtemps, les nouvelles introductions, certes rares, concernaient des secteurs classiques dans l’industrie, les services, l’immobilier, la finance, les mines ou les nouvelles technologies, la dernière IPO, elle, augure de l’arrivée d’opérateurs dans des secteurs jusque-là restés à l’écart. L’ouverture à l’épargne publique du capital d’un groupe spécialisé dans «l’industrie» de la santé, en l’occurrence Akdital, est annonciatrice d’une petite révolution dans le business model des cliniques privées au Maroc. Non pas qu’elles deviennent rentables car elles l’ont probablement toujours été mais elles se structurent, s’agrègent sous forme de groupes et se dotent de modes de gouvernance calqués sur l’entreprise privée dans d’autres domaines. Et au passage, ce business longtemps resté à l’abri des regards se dévoilera au grand jour et rendra compte publiquement de son mode de fonctionnement, de ses pratiques, de ses gains… Ce sera une grande avancée. C’est certainement à la faveur de la crise Covid et dans le sillage du chantier de généralisation de la protection sociale que des opérateurs privés ont sauté le pas. Et il faut s’attendre à ce que cela enclenche un effet boule de neige dans d’autres secteurs restés loin des radars. Il n’est pas impossible dans un avenir proche de voir arriver des opérateurs de l’éducation et de l’enseignement, de l’agriculture et, pourquoi pas, de l’économie sociale et de l’artisanat. Après tout, ce sont là les piliers inamovibles de l’économie marocaine. Une réalité que la Bourse ne ferait finalement que refléter si elle est réellement connectée à la réalité économique du Maroc.  Saâd Benmansour

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