fbpx

Attijariwafa bank : les ingrédients d’un modèle de développement résilient

8

- Advertisement -

Le groupe Attijariwafa bank (AWB) confirme la résilience de son modèle de développement à travers une croissance à la fois solide et régulière depuis la crise de la Covid-19. Forte de son positionnement, la banque serait au cœur de la nouvelle dynamique d’investissement au Maroc durant la période 2024-2030. La conclusion est d’Attijari Global Research (AGR) dans une note d’analyse consacrée au géant de l’industrie bancaire. La banque entrevoit de belles perspectives sur la période 2024-2026 grâce à une nouvelle dynamique attendue sur les crédits bancaires.

En 2023, les crédits bancaires ont progressé de 5,2% soutenus par les crédits à l’équipement dont la croissance ressort à 10,2%. Il s’agit de la plus forte hausse observée depuis 2017.

Cette nouvelle dynamique des crédits devrait, selon les analystes d’AGR, s’inscrire dans la durée au Maroc grâce, d’une part, au démarrage de grands projets structurants et, d’autre part, à la redynamisation du secteur de l’immobilier. Dans le cadre du scénario AGR, les analystes retiennent une croissance annuelle moyenne des crédits bancaires au-dessus des 5% sur la période 2024-2026.

Les principaux leviers de cette nouvelle dynamique des crédits bancaires s’articulent autour de la mise à niveau de l’infrastructure et de l’offre touristique en marge de l’attribution de l’organisation de la Coupe du monde 2030, les projets prioritaires dédiés à la gestion du stress hydrique, la reconstruction post-séisme de la région d’Al Haouz et le démarrage du nouveau programme d’aides directes au logement et son impact positif sur la promotion immobilière.

Ensemble, ces projets structurants devront mobiliser des investissements frôlant les 1.000 milliards de dirhams à l’horizon 2030, contre un encours des crédits bancaires au Maroc de 1.114 milliards en 2023. «Il est évident que cet effort d’investissement devrait générer des besoins de financement considérables durant les années à venir. Une tendance qui devrait profiter pleinement aux banques qui demeurent le partenaire privilégié des entreprises au Maroc. Grâce à son leadership, le groupe AWB est bien positionné pour capter une bonne partie de cette nouvelle dynamique d’investissement», estime l’analyse d’AGR qui révise à la hausse son scénario de croissance pour la banque sur la période 2024-2026. Ainsi, pour le produit net bancaire (PNB), les experts d’AGR tablent sur une croissance en moyenne annuelle de 6,7%, contre 5,8% en 2023. S’agissant du coût du risque, AGR en pronostique un taux plus élevé de 98 points de base (BPS) cette année contre 90 BPS prévus initialement, et ce en raison de la montée du risque souverain en Afrique. Ce ratio devrait s’améliorer légèrement à 94 BPS à l’horizon 2026.

Pour l’exercice en cours, la capacité bénéficiaire du groupe devrait atteindre les 8 milliards de dirhams contre 7,6 milliards prévus initialement par AGR. Sur la période 2025-2026, la société de Bourse retient une croissance moyenne des bénéfices de 7,6% pour atteindre 9,3 milliards de dirhams. De même, la banque devrait distribuer un dividende par action de 17 dirhams cette année contre une prévision initiale de 16,5 DH. AGR pronostique un relèvement progressif du dividende pour se situer à 17,5 DH en 2025 et 18 DH l’année suivante. Ces niveaux de dividende correspondent à un Payout cible social entre 55 et 60% durant la période 2025-2026. AGR rappelle par ailleurs que les réalisations du groupe Attijariwafa bank en 2023 dépassent ses prévisions communiquées durant le quatrième trimestre de l’exercice écoulé. Le PNB affiche ainsi une hausse de 15,5%, contre une estimation de 10,6% et un RNPG en croissance de plus de 23%, contre une prévision de 15,6%. Les analystes d’AGR jugent en outre rassurant de constater que la dynamique de croissance du groupe AWB est portée par le Core Business.

Au-delà des performances des activités de marché qui ont bénéficié du retournement baissier des taux, la marge d’intérêt, qui pèse pour 62% du PNB, maintient un rythme de croissance soutenu (+13%). Cet indicateur aura bénéficié d’une transmission plus rapide de la hausse du taux directeur sur les crédits et de l’optimisation du coût de la ressource à travers une croissance des dépôts non rémunérés de 9,2% au Maroc, largement supérieure à celle du secteur (+5,9%). Le déploiement des moyens digitaux constitue, selon AGR, un véritable levier d’optimisation des charges pour la banque. Sur le reste du continent africain, la dégradation des notes souveraines s’est traduite par une hausse du coût du risque consolidé (CDR) de 24,9% à 3.982 milliards de DH. À cet effet, le taux du CDR représente le double du niveau observé en 2019, soit autour des 95 BPS. Aux yeux des analystes d’AGR, la persistance des crises à l’échelle mondiale maintiendrait le taux du CDR à des niveaux structurellement supérieurs à ceux observés durant la période pré-Covid.


Source